Toujours étonnant d’où parte nos histoires. Si des fois à l’âge adulte on pouvait se remettre dans notre peau d’enfant. Le moment où en toute innocence on regardait le monde et que tout nous était possible. Parce que notre enfance marque de façon indélébile ce que nous devenons plus tard.

Chantal, cinq ans. Un souvenir marque son enfance. Des broches jaunes. Une balle de laine rouge. Je me rappelle aussi des broches jaunes, on les a eu longtemps.

Par contre, quand Chantal avait 5 ans, j’avais seulement 1 an donc le souvenir viens de beaucoup plus tard. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. C’est les premiers pas de Chantal dans l’univers du tricot. Notre mère lui a montré à tricoter, le point mousse.

Le textile a aussi teinté toute son enfance. À huit ans, c’est au tour de la couture. Un badge à passer dans les Brownies ou les Jeanettes. Ici on remonte dans les années 60, c’était une association comme les Scouts mais seulement pour les filles.

Elle a fait une paire de pantalon en corduroy (velours cotelé). On a longtemps appelé ça du corduroy, je pense qu’on savait même pas le nom en français. Une autre époque.

Vroum, vroum, la machine à coudre. Elle a fait la partie (peut-être) la plus facile. Les coutures droites. Ensuite notre mère a fait le reste.(C’est quand même compliqué à faire une paire de pantalon.)

Donc, on peut dire que le textile a marqué son enfance. Et aussi son adolescence. Le fameux poncho en fléché. Un travail titanesque. (On disait quelle était folle, comme c’est gentil des sœurs entre elles parfois.)

Mais Chantal, quand elle avait une idée en tête elle se rendait jusqu’au bout. C’est un de ces qualités, elle est encore comme cela aujourd’hui.

Sauf pour son couvre-lit. Il manque juste 7 ou 8 carrés. Comme quoi parfois même si on a toute la volonté du monde, certaine chose sombre dans l’oubli.

Mais vous savez quoi?

Juste après l’entrevue, je suis tombé par hasard sur la boîte contenant les carrés. Je ne suis pas sûre qu’ils ont bien vieillis. Il y a eu un liquide brun d’échappé dessus. Est-ce que ce sera fini un jour, pas certaine.

J’ai toujours vu ma sœur faire du textile. Quand ce n’était pas la confection de vêtement pour une boutique en Abitibi. C’était du tissage, ou du tricot, ou de la broderie et j’en passe.

J’ai vu longtemps un métier à tisser dans sa salle à dîner. Une pièce de linge à vaisselle qu’on avait monté ensemble. J’étais supposée en tisser mais pour une raison quelconque, c’est elle qui les a tous tissés.

Et c’était pendant sa période productrice de porc, qui a quand même durée une quinzaine d’années. Et à travers tout ça elle avait quand même quatre enfants. Est-ce que c’est ça une super women? Peut-être un peu. Mais ici, je ne passerais pas sous silence qu’elle avait aussi un mari pour l’aider.

Courriel de Chantal si vous désirez des cours: duvalc@hotmail.com 

Références

Métier à tisser

Sur les sites vous pouvez y retrouver un onglet pour la localisation de distributeur:

Métiers Ashford : https://www.ashford.co.nz/

Métiers Louet Erika ou Jane: https://www.louet.com/

Logiciel de tissage: 

http://www.fiberworks-pcw.com/index.htm

Ici on est rendu à la version : Weave Point 8

http://www.weavepoint.com/

Livres:

Mon livre de tissage par Michelle Naud

Mon livre de tissage par Michelle Naud.

Disponible en le commandant auprès de l’auteure : michellenaud@hotmail.com

The complete book of drafting for handweaversThe complete book fo drafting for handweavers  de Madelyn van der Hoogt est disponible sur Amazon.

 

Le livre The Weaving Book par Helene Bress est une bible du tissage mais on le retrouve seulement en livre usagé. Celui-ci est l’édition de 1981. Il y a une édition plus récente de 2009 mais lui aussi on le retrouve en usagé. Il est disponible seulement aux États-Unis sur Amazon

Panier
Il n'y a pas d'articles dans le panier !
Continuer les achats
0